Ségolène Royal contre l'animation japonaise





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  • La violence de Bioman


    Dialogue d'enfant
    - Maman, si quelqu'un t'embête, je le tue!
    - Mais ce n'est pas bien de tuer...
    - Mais pourquoi? Bioman tue!
    - ... ?
    - Alors? Bioman tue, je te dis!
    - Euh... écoute, même les méchants ont une maman, alors si tu les tues, leur maman va pleurer. Peut-être peuvent-ils devenir gentils?
    - Bon, alors si j'ai une baguette magique, je le transforme en gentil. Mais si je n'en ai pas ? Je suis obligé de faire comme Bioman, je lui casse la tête! (Rire carnassier d'un bonhomme de quatre ans.)

    Rien de dramatique à cela. Les enfants ont toujours joué à la guerre avec des pistolets en plastique. Et même si les parents interdisaient les pistolets, un bout de bois faisait l'affaire. Dans les années 70, le débat sur les jouets guerriers faisait rage, et n'a finalement rien empêché.


    Mais la différence, c'est qu'il y avait dans la télévision d' « avant » des règles simples. Il y avait les gentils et les méchants. Et, en général, le gentil, le héros, tuait moins que les autres. Il gagnait aussi parce qu'il était le plus malin. Et puis il s'occupait de la veuve et de l'orphelin, ou de l'animal blessé.
    Dans les dessins animés et les séries japonaises (du moins ceux que l'on voit sur les chaînes commerciales françaises), ou dans certaines séries américaines, tout le monde se tape dessus. Les bons, les méchants et même ceux qui ne sont rien, les figurants de la mort. Le raffinement et la diversité dans les façons de tuer (explosions, lasers, commande à distance, électrocutions, animaux télécommandés, gadgets divers...) se sont accompagnés d'un appauvrissement des caractères, d'une uniformisation des héros, dont la seule personnalité se réduit à la quantité de cadavres alignés, ou à la couleur de la panoplie du parfait petit combattant de l'espace.

    (Ségolène Royal dans Le ras-le-bol des bébés zappeurs, p 36 et 37)

    Analyse : Selon Ségolène Royal, Bioman donne des envies de meurtre aux enfants de quatre ans, ce qu'elle nous montre par un exemple qu'elle crée pour l'occasion. Pour se rappeler ce dont il s'agit, Bioman, c'est une série de sentai, où cinq jeunes adultes (trois hommes, deux femmes) combattent dans des tenues colorées des monstres venus de l'espace, les détruisant grâce au pilotage d'un robot géant. C'est en fait les Power Rangers en version originale, avec des acteurs japonais.

    S'il y a un bien un combat physique contre les monstres en question, en faire une série violente est totalement exagéré dans la mesure où les combats sont très codifiés et complètement irréalistes, et ce qui est célébré au cours de la série n'est pas la mort, mais le courage. Par ailleurs, qui a déjà rencontré un enfant devenu obsédé par le meurtre suite au visionage d'un épisode de Bioman, ou des Power Rangers ?