Ségolène Royal contre l'animation japonaise





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  • Des préjugés toujours d'actualité

    Depuis quelques mois, Ségolène Royal est candidate à la Présidence de la République française. Il lui faut d'urgence se forger l'image de quelqu'un qui a une stature international, via des rencontres avec des leaders étrangers. Elle rencontre donc Mizuho Fukushima, dirigeante du Parti Social Démocrate japonais, en visite à Paris le 22 décembre 2006. Passée inaperçue en France, la presse japonaise n'a retenu de cette rencontre que la leçon faite par Ségolène Royal à son interlocutrice quant aux méfaits des mangas et des animes produits par son pays.

    L'article de l'Asahi Shinbun nous est raconté par la revue de presse de l'Ambassade française au Japon (aussi relaté par l'hebdomadaire Courrier International du 04/01/07) :

    "L'ASAHI et le SANKEI de samedi signalent brièvement que la Présidente du Parti Social-démocrate japonais, Mme Fukushima Mizuho, a rencontré vendredi à Paris la candidate du Parti Socialiste Mme Royal. L'ASAHI de dimanche revient sur l'entretien, expliquant que Mme Royal avait interrogé Mme Fukushima sur la condition des femmes au Japon et avait considéré que le problème pourrait venir de l'impact des mangas et des dessins animés japonais "dans lesquels des femmes sont torturées" et note que même au sein du gouvernement japonais, certains craignent un refroidissement des relations franco-japonaises après l'élection présidentielle."

    17 ans après avoir écrit un livre où elle assomait le lecteur de ses préjugés, elle montre qu'aujourd'hui encore elle voit le monde à travers cette grille de lecture, ignorant tout des mangas destinés aux filles qui se vendent très bien au Japon et en France. En fait, il semble que ce soit la culture japonaise dans sa globalité qu'elle méconnait, ce qui ne l'empêche pas de la juger de façon toujours aussi absurde, à l'heure où elle veut être chef de l'Etat français.